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Marcel Gläser | 24 juin 2026

Vendre son miel en tant qu'apiculteur amateur : déclaration, étiquette et impôts

Vous voulez vendre votre miel ? C'est plus simple qu'on ne le croit — mais il faut connaître quelques règles. Nous passons en revue, étape par étape, ce qu'il faut déclarer, ce qui doit figurer sur l'étiquette et comment cela se passe côté impôts. Toutes les indications concernent l'Allemagne.

Honig verkaufen als Hobbyimker – Pflichtangaben Infografik
Ces mentions obligatoires doivent figurer sur chaque pot de miel que vous vendez. · Généré par IA

Les premiers pots de votre propre miel sont prêts — et voisins, amis ou le marché local demandent déjà. Bonne nouvelle : tout apiculteur peut vendre du miel, même en amateur. Vous n'avez ni à créer une entreprise ni à vous perdre dans la paperasse. Il faut toutefois connaître quelques règles de base pour rester du bon côté du droit. Nous les avons résumées ici de façon pratique.

Faut-il un enregistrement au registre du commerce — ou la déclaration comme exploitant alimentaire suffit-elle ?

Commençons par la crainte la plus fréquente : non, en règle générale vous n'avez pas besoin d'inscription au registre du commerce. La vente de votre propre miel relève de la production primaire agricole et en est donc dispensée. Ce n'est que si vous achetez et revendez principalement le miel d'autrui que le loisir devient un commerce — et là, une inscription s'impose.

Il y a une chose que vous devez faire dès que vous cédez du miel à autrui : vous enregistrer comme exploitant du secteur alimentaire. Cela paraît plus lourd que ce ne l'est. Une déclaration gratuite et informelle auprès de l'autorité de contrôle alimentaire ou vétérinaire de votre arrondissement suffit. Un appel ou un courriel permettent généralement de savoir quel formulaire votre autorité souhaite. Le contexte est le règlement européen d'hygiène alimentaire : quiconque met une denrée sur le marché doit être identifiable par l'autorité — que vous ayez deux colonies ou vingt.

Que doit-il figurer sur l'étiquette ?

Le miel est l'une des denrées les plus clairement réglementées. La base est le règlement allemand sur le miel et le règlement européen d'information des consommateurs (LMIV). Chaque pot vendu doit porter ces mentions obligatoires :

  • la dénomination « miel » — avec la variété si vous le souhaitez (p. ex. « miel de fleurs » ou « miel de tilleul »). Vous devez pouvoir justifier les mentions de variété.
  • le nom et l'adresse de l'apiculteur ou du responsable — une boîte postale ne suffit pas, il faut une adresse valable.
  • la quantité nette en grammes ou kilogrammes (p. ex. 500 g).
  • la date de durabilité minimale. Deux ans sont courants pour le miel, à condition d'un stockage au frais et à l'obscurité.
  • le numéro de lot pour tracer une partie. Il peut être omis si la date inclut le jour — avec l'indication au mois habituelle pour le miel, vous en avez donc besoin.
  • le pays d'origine où le miel a été produit.

Important pour l'origine : depuis le 14 juin 2026, le miel de mélange doit indiquer tous les pays d'origine avec leur pourcentage. Pour votre miel allemand mono-origine, « Allemagne » suffit toujours. Vous trouverez les détails dans notre article sur le nouvel étiquetage du miel. Aucun tableau nutritionnel n'est requis pour le miel — en tant que produit non transformé, il en est dispensé.

Petit conseil pratique : veillez à une bonne lisibilité (taille de police minimale) et à ce que les mentions ne soient pas masquées par le couvercle. Si vous êtes membre d'une association apicole, vous pouvez en plus utiliser le pot de garantie connu — mais ce n'est pas obligatoire.

Comment cela se passe-t-il côté impôts ?

Pour la grande majorité des apiculteurs amateurs, c'est plus simple qu'on ne le pense :

  • Impôt sur le revenu : les exploitations de moins d'environ 30 colonies fixent leur bénéfice à 0 euro selon les taux forfaitaires. En pratique, aucun impôt sur le revenu — quel que soit le nombre de pots vendus. Souvent, le fisc qualifie de toute façon une petite exploitation de « loisir » sans intention de profit.
  • TVA : qui reste sous le seuil de franchise ne facture pas de TVA et n'en reverse pas. Sinon s'applique le régime forfaitaire agricole.

Ces seuils et taux sont ajustés de temps à autre et dépendent du cas particulier. Considérez donc ceci comme une orientation, pas un conseil fiscal ou juridique. Dès que cela devient concret ou que vous grandissez, un appel au fisc ou un rendez-vous chez un conseiller fiscal en vaut la peine — cela coûte peu et évite des ennuis.

Travailler proprement et documenter

Peu importe la petite taille de vos débuts : ne vendez qu'un miel sain et mûr. La teneur en eau doit être inférieure à 18 % pour que le miel ne fermente pas — un réfractomètre fait donc partie de l'équipement de base. Gardez vos outils propres, mettez en pot avec hygiène et notez quel lot se trouve dans quel pot. C'est précisément cette traçabilité qu'exige le droit alimentaire — et c'est votre meilleure protection en cas de problème. Le plus simple est de tenir ces registres en version numérique, avec la récolte et les traitements.

En trois étapes vers une vente de miel légale

En résumé : premièrement, la déclaration informelle comme exploitant alimentaire auprès du contrôle alimentaire. Deuxièmement, étiqueter correctement. Troisièmement, mettre en pot et documenter proprement. Si vous respectez ces trois points, rien ne s'oppose à la vente de votre miel.

Häufige Fragen

Faut-il un enregistrement au registre du commerce pour vendre du miel en amateur ?

En règle générale non : la vente de son propre miel est dispensée d'inscription au registre du commerce en tant que production primaire agricole. Il faut toutefois s'enregistrer comme exploitant du secteur alimentaire — gratuitement et de façon informelle.

Quelles mentions doivent figurer sur le pot de miel ?

La dénomination « miel », le nom et l'adresse de l'apiculteur, la quantité nette, la date de durabilité minimale, le numéro de lot et le pays d'origine. Pour le miel de mélange, depuis juin 2026, tous les pays d'origine avec leur pourcentage.

Dois-je payer des impôts sur la vente de miel ?

Les petites exploitations de loisir ne paient en général pas d'impôt sur le revenu — avec moins d'environ 30 colonies, le bénéfice est fixé à 0 euro. La TVA ne s'applique généralement pas grâce au régime de franchise. Ceci n'est pas un conseil fiscal ; en cas de doute, consultez le fisc ou un conseiller.

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