Pillage
Krankheiten
On parle de pillage lorsque des abeilles envahissent des colonies étrangères pour en dérober les réserves.
On parle de pillage lorsque des abeilles envahissent des colonies étrangères pour en dérober les réserves. Il survient surtout lors de disettes de miellée, typiquement en plein été et en fin d'été après la dernière récolte, lorsque plus rien ne fleurit mais que les colonies sont encore fortes. Il est le plus souvent déclenché par l'apiculture elle-même : sirop de nourrissement renversé, cadres de miel laissés à découvert, ruches ouvertes trop longtemps, nourrissement ouvert au rucher ou unités faibles avec un trou de vol bien trop grand.
Les signes sont sans équivoque. Au trou de vol, des abeilles se battent entre elles, des pillardes parcourent la ruche en la cherchant et tâtent fentes et joints au lieu de rentrer directement. L'activité de vol paraît nerveuse et désordonnée, des abeilles mortes gisent devant la ruche, et à l'intérieur on trouve des bords de cadres déchirés, brillants et lacérés, dont le miel a été arraché. Une colonie pillée perd la totalité de ses réserves et souvent aussi sa reine.
Le pillage est particulièrement dangereux en tant que vecteur de maladies. Avec le miel dérobé, les agents de la loque, les spores de Nosema et les virus sont portés dans d'autres colonies, et les acariens des colonies en train de s'effondrer se répandent sur tout le rucher lors du pillage. Une hausse soudaine de la chute d'acariens dans les colonies voisines a souvent précisément cette origine.
En cas de pillage aigu, le trou de vol de la colonie pillée est immédiatement réduit à la largeur d'une abeille, le nourrissement est arrêté et la ruche est calfeutrée contre tout accès par les fentes. Il a également fait ses preuves de poser un linge humide sur la ruche, ce qui freine les pillardes à l'approche. Les colonies très faibles ou déjà pillées sont mieux dissoutes ou réunies à une colonie forte plutôt que de continuer à les exposer au pillage.
En prévention : ne nourrir que le soir et exclusivement dans des récipients de nourrissement fermés, ne laisser aucun reste de nourriture au rucher, ne jamais laisser cadres et miel à découvert, travailler rapidement et ne pas laisser les colonies ouvertes plus longtemps que nécessaire, adapter les entrées à la force de la colonie et conduire si possible les nucléus dans un autre emplacement. Qui élimine les causes n'a pas besoin de lutter contre les symptômes.